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50 ans après sa mort : ce que l'Europe doit à Robert Schuman
INTERVIEW DE JEAN-DOMINIQUE GIULIANI


Le 9 mai 1950, Robert Schuman proposait dans un discours au Quai d'Orsay la création d'une communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA), premier pas vers la construction européenne. Ce mercredi 4 septembre, on célèbre le cinquantenaire de sa disparition: pour l'occasion, Jean-Dominique Giuliani, président du Conseil d'administration de la Fondation Robert-Schuman revient sur la place qu'occupe l'un des promoteurs de l'Europe un demi-siècle après sa mort, mais aussi sur l'importance de l'Union européenne, qu'il considère comme « un exemple à travers le monde » aujourd'hui. Interview.

Robert Shuman Photo: capture d'écran EUXTV/Youtube

JOL Press : Selon vous, cinquante ans après sa mort, Robert Schuman occupe-t-il la place qui lui revient dans la mémoire collective ? Est-il rendu suffisamment hommage à son œuvre ?
 

Jean-Dominique Giuliani : Il n’y a pas un village de France où on ne trouve pas une place ou une rue Robert Schuman. Dans la plupart des pays européens, voire au-delà dans le monde, c’est la même chose. Au sein des institutions européennes, de nombreux bâtiments s’appellent Robert Schuman. A Bruxelles, c’est une gare et une station de métro qui porte son nom…

Je crois que les célébrations en l’honneur de Robert Schuman ont été dépassées par une vraie popularité, un vrai symbole partagé par tous les citoyens.

JOL Press : Quel message nous a légué Robert Schuman ?  

Jean-Dominique Giuliani : Avant de retenir le message, il faut retenir ce qu’il a fait, c’est-à-dire l’union de l’Europe, incarnée aujourd’hui par l’Union européenne. On a l’habitude, nous Français, de dire qu’elle est en crise mais ce que je constate c’est que jamais personne, au lendemain de la guerre, n’aurait pu imaginer qu’on en soit là aujourd’hui. Aucun pays d’Europe ne veut sortir de l’Union et jamais autant de pays n’ont voulu y rentrer. L’Union européenne est un exemple à travers le monde et elle est considérée comme un acquis, bien sûr pour la paix, bien sûr pour – jusqu’ici – la prospérité, bien sûr avec toute une série d’interrogations autour de sa transformation au cours du XXIème siècle. Mais, personne ne remet en cause ne remet en cause une union de l’Europe qui, au moment de la déclaration Schuman du 9 mai 1950, n’existait pas.

JOL Press : L’Europe, de votre point de vue, s’est-elle éloignée de l’ambition que lui avait rêvée Robert Schuman ?  

Jean-Dominique Giuliani : Non, je ne crois pas. Dans sa déclaration, Robert Schuman parle de l’amitié franco-allemande, c’est un acquis ; deuxièmement, il parle de fédération en construction qui respecte les nations, on y est… Qu’il s’agisse d’une Fédération d’Etats-nations, comme dit Jacques Delors, ou d’une confédération, quelque chose de cette nature, l’Europe n’est plus un rêve, elle est devenue réalité. Alors, elle fait moins rêver, elle est, parfois, pour les gouvernements nationaux, qui sont toujours élus sur le plan national, une échappatoire voire un bouc-émissaire commode.

Mais je constate que dans la première grave crise qu’elle a traversée depuis sa création – crise économique, sociale… - elle a résisté, elle s’est plutôt mieux intégrée. Elle est certes un objet de débats, de doutes – car les citoyens doutent leur pays comme ils doutent de l’Union européenne – mais globalement elle est largement soutenue par une majorité de citoyens.

JOL Press : N’aurait-il pas fallu aller plus loin ?  

Jean-Dominique Giuliani : Je ne crois pas que l’on puisse imaginer aller aussi vite et a fortiori plus vite. Les achèvements de l’Europe sont considérables… Nul n’imagine aujourd’hui que deux Etats-membres ne règlent leurs différends par la force tandis qu’en 1950 c’était encore  le cas.

C’est une évidence pour nous mais cela ne l’est pas ailleurs. Lorsque les Chinois, les Japonais et les Coréens ne sont pas d’accord sur la propriété d’une ile déserte, ils mobilisent leurs armées. Ce n’est plus le réflexe européen.

Certes, nous avons des différends mais nous arrivons à plutôt bien les gérer. Nous avons des institutions et c’est l’héritage direct de Robert Schuman qui permettent de dialoguer. Bien sûr, les mécanismes et les procédures sont encore longs et fastidieux. Mais, nous rentrons assez souvent divisés et ressortons unis autour d’un compromis.

Il en faut pas juger la construction européenne comme un projet national. C’est un projet transnational de longue haleine où le temps joue aussi son rôle. On aimerait qu’il y ait une Europe de la défense, une Europe de la politique étrangère… Mais, je constate que, lorsqu’il faut aller en Egypte, pour s’interposer et tenter une médiation – même si elle échoue – entre l’armée et les Frères musulmans, personne ne peut le faire sauf les représentants de l’Europe. Ni les Américains, ni les Russes, ni les Chinois n’ont cette capacité car l’Europe incarne la paix, les procédures, ce n’est pas un empire hégémonique, c’est une construction patiente, réputée plutôt pacifique.

JOL Press : C’est la rentrée scolaire cette semaine, pensez-vous qu'une place suffisamment importante est accordée aux questions européennes et à l’idée d’Europe dans l'enseignement ?  

Jean-Dominique Giuliani : Non, je pense que nous pourrions faire beaucoup mieux. Je sens qu’il y a beaucoup de réticences, d’habitudes à surmonter. Il y a, dans le même temps, beaucoup de progrès. Il existe, par exemple, un manuel d’histoire franco-allemand.

Certes, il y a le temps humain, mais il faut admettre qu’à l’échelle de l’histoire la construction européenne - un ensemble pacifique, première puissance économique au monde, premier marché au monde - est un phénomène inédit même s’il reste énormément à faire.

Ce qu’a fait Robert Schuman avec tant d’autres – Konrad Adenauer, Alcide de Gasperi, etc – est une vraie rupture stratégique pour l’Europe et reste un exemple pour le monde.

Propos recueillis par Franck Guillory pour JOL Press




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